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Amis français, francophones et francophiles,

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le dimanche à 11h à Maria am Gestade
1, Passauer Platz
1010 WIEN

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Kirchenbeitrag

Le Kirchenbeitrag

Depuis le 1er janvier 1999, la communauté catholique francophone de Vienne a changé de Statut. A cette date, elle «est entrée » dans le régime juridique et financier du diocèse de Vienne.
C’est en 1967 que le pape Paul VI, - dans le prolongement du concile Vatican II, écrit le motu proprio qui régit le Statut des communautés étrangères dans les diocèses. Il rappelle les principes fondamentaux au nom de l’Eglise universelle à savoir qu’il n’y a pas d’églises nationales. Il impose à chaque diocèse la prise en charge des communautés étrangères en lien avec les conférences épiscopales régionales ou nationales. A cette date, le diocèse de Vienne crée les postes nécessaires aux aumôniers chargés des communautés d’expression linguistique étrangère. Les communautés sont alors invitées, comme les communautés autrichiennes, à verser leur contribution au diocèse de Vienne.

La séparation de l’Eglise et de l’Etat n’est pas une spécificité française. La séparation du fait politique et du fait religieux s’inscrit de manière normative dans les constitutions de la plupart des pays européens vers la moitié du 19eme siècle. Elle résulte plus de la traduction juridique de l’esprit du Siècle des Lumières que de la Révolution française. Ce faisant, il n’y a plus d’état confessionnel en Europe. Ce principe à voulu garantir la reconnaissance de tous les cultes même si suivant tel ou tel pays, l’Eglise catholique jouit de «rapports privilégiés ». Contrairement à une idée largement répandue, la présence d’un concordat dans un pays ne signifie pas l’absence d’une séparation mais bien le contrat (recherchant la concorde !)établissant distinctement ce qui relève des uns et ce qui relève des autres.
En revanche, les modalités de séparation sont très diverses d’un pays à l’autre. Ainsi, en France, cette séparation s’est faite de manière douloureuse, jusqu’à une rupture totale sous la forme d’un divorce prononcé par la loi de 1905. Comme dans tout divorce, il y a une pension alimentaire. Tous les lieux de cultes (catholiques, protestants et israélites) restent propriété de l’Etat, sont donc à sa charge et entretenus par l’impôt des citoyens…croyants ou non !’ De plus l’Etat accorde aux associations cultuelles un régime fiscal de faveur. Il ne reste aux cultes, par la contribution volontaire des fidèles, qu’à assurer le salaire de leurs ministres.
En Autriche, cette séparation s’est faite sous la forme d’une « séparation de corps », ce qui signifie que l’Etat ne prend rien à sa charge mais autorise les différents cultes, par la force de la loi, à lever leur dîme. La société autrichienne reposant sur un corporatisme puissant, les cultes, et en particulier l’Eglise catholique, font partie de la vie publique sans pour autant être confondu avec l’Etat.
Le Kirchenbeitrag n’est pas un impôt au sens fiscal du terme comme c’est le cas en Allemagne (Kirchensteuer), en Italie et en Espagne. C’est une contribution versée à l’Eglise sans l’intermédiaire de l’administration fiscale. Tous les fidèles catholiques y sont tenus au titre du canon 1260 : « l ’Eglise a le droit inné d’exiger des fidèles ce qui est nécessaire à ses fins propres » et au titre du canon 1262 : « Les fidèles aideront l’Eglise en s’acquittant des contributions demandées selon les règles établies par la conférence des Evêques ».
La conférence épiscopale autrichienne demande à tous ses fidèles de verser annuellement de 0.1% à 1,1% de leur revenu imposable (suivant la situation matrimoniale et le nombre d’enfants). En France, les évêques demandent dans la mesure du possible 1% de vos revenus. II est vrai qu’en France peu de gens donnent cette somme, ce qui crée des disparités très grandes voire graves d’un diocèse l’autre.
La recette du Kirchenbeitrag, prend en charge le patrimoine immobilier, le salaire et les charges sociales des prêtres et assistants laïcs. Une part de ce budget sert également à aider les paroisses déficitaires. Il est totalement indépendant des quêtes paroissiales qui appartiennent à chaque paroisse et qui constituent leur budget propre.

D’après l’article Note explicative relative au statut de la communauté catholique francophone du Père Philippe HENNECART ANGELI
consultable à l’adresse : http://www.kirchenbeitrag.at/multilingual/0/articles/2003/06/24/a2342/

Pour plus de détails, une estimation de votre contribution ou l’adresse des bureaux, veuillez consulter le site du Kirchenbeitrag.